Voie pour la mobilité douce ouverte entre la Heutte et Bienne

Les cyclistes, piétons et autres véhicules lents disposent depuis le 29 mai 2023 d’une voie dédiée au trafic lent entre Rondchâtel et Frinvillier (BE). Désormais, les véhicules lents ne doivent plus circuler sur l’A16 au-dessus des gorges du Taubenloch, pour se rendre à Bienne ou dans le Jura.

Par le passé, ce tronçon de route nationale aux virages très serrés qui serpente dans le massif du Jura réunissait en effet voitures, camions, cyclomoteurs, vélos, mais aussi tracteurs et autres engins agricoles, voire même calèches à chevaux. La cohabitation s’est trop souvent révélée dangereuse pour les usagers les plus vulnérables du trafic. Il fallait apporter une solution à cette situation.

Pour pallier le problème, une voie supplémentaire consacrée au trafic lent a été construite dans les gorges du Taubenloch, entièrement séparée du reste de la route nationale. Elle se poursuit ensuite sur l’ancienne route de contournement. Les cyclistes peuvent l’emprunter dans les deux sens. Ils n’auront ainsi plus à rouler juste à côté des camions, nombreux à cet endroit en raison de la cimenterie à proximité. Les piétons, ainsi que le trafic agricole, sont également bienvenus sur la voie pour trafic lent.

Le projet a été réalisé en l’espace d’un an et demi. Il représente un investissement total de CHF 10 millions. Il a été intégralement financé par la Confédération.

4 Kommentare zu “Voie pour la mobilité douce ouverte entre la Heutte et Bienne”

  1. Kaltenrieder Cédric

    Bonjour,

    Pendulaire à vélo entre le village de Courtelary et mon lieu de travail à Bienne, je souhaite ici faire un retour au sujet de cette nouvelle voie.

    Avant ce nouveau tracé, l’A16 permettait un accès on ne peut plus direct à Bienne pour les cyclistes venant depuis la Heutte.
    La liaison par l’A16 depuis la sortie de la Heutte jusqu’au rond-point en sortie du dernier tunnel juste avant Bienne était réalisé en 6 minutes 30 secondes environ avec mon vélo de route. La situation, bien que discutable d’un point de vue sécurité, offrait néanmoins d’intéressants avantages : une grande rapidité en utilisation utilitaire du vélo mais aussi la garantie d’avoir un revêtement entretenu (propre) et de bonne qualité.
    L’itinéraire est désormais tout autre et double (sans compter les arrêts aux feux) le temps du trajet concerné:  il faut tout d’abord passer au travers de Péry (et composer avec le feu actuellement en sortie de village pour réguler le trafic alterné) avant d’aller ensuite emprunter le fameux nouveau tronçon en lacets. Ce tronçon, aussi bucolique soit-il, n’est pas particulièrement efficient en termes de transport : les lacets ne permettent pas d’envisager une prise de vitesse, on se retrouve donc « debout sur les freins » à gaspiller une énergie potentielle durement gagnée dans le sens de trajet inverse. Une part importante du dénivelé perdu doit de plus être regagné en remontant le village de Frinvillier.
    Après Frinvillier et en direction de Bienne la piste cyclable entre deux barrières est étroite et très peu adaptée à certains types de vélos ou aux remorquage (tricycles, remorques pour enfants,…). Roulant couramment en vélomobile, donc un véhicule d’une certaine largeur, ce passage est particulièrement désagréable. À noter que ce moyen de locomotion, bien qu’à 100% à propulsion humaine (musculaire) mais aidé par sa bonne aérodynamique et tirant parti du tracé de l’A16, me permettait précédemment de traverser les tunnels et le viaduc de Frinvillier à la vitesse du trafic automobile (soit allègrement 80km/h).

    Se pose enfin la question de l’entretien de la nouvelle voie trafic lent et de la piste cyclable séparée du trafic; ce matin le tronçon longeant la Suze vers l’ancienne fabrique pâte à papier était par exemple constellé de cailloux tombant des surplombs rocheux et ceci alors que nous sommes à la belle saison. L’entretien va t’il suivre à l’entre saison?

    Lorsque j’entends qu’on souhaite nous faire passer par les gorges du Taubenloch j’appréhende sérieusement la configuration finale. À disposition pour échanger avec vous.

    Meilleures salutations,


    Cédric Kaltenrieder

  2. Office fédéral des routes OFROU

    Cher Monsieur Kaltenrieder,
    Merci pour votre retour concret sur votre expérience de cycliste pendulaire sur la nouvelle voie lente entre la Heutte et Bienne. Nous comprenons bien le sens de vos questions et de vos remarques et en prenons bonne note.
    Nous souhaitons aussi rappeler que la priorité pour ce projet est d’assurer la sécurité des usagers les plus vulnérables de la route. En sortant le trafic lent de la route nationale, nous permettons une claire séparation des flux de trafic, favorisant ainsi la sécurité de tous. En raison de la topologie particulière des lieux, réaliser cet objectif s’accompagne d’un certain nombre de contraintes, également sur le tracé. À noter que la voie n’est pas encore terminée et qu’elle sera à terme plus efficiente pour le trafic cycliste. En outre, la zone située entre Rondchâtel et Frinvillier est une zone à la topologie particulièrement complexe et qui fait l’objet de surveillance concernant les dangers naturels. Suite à votre retour, nous mettrons encore davantage l’accent, avec nos partenaires, pour que l’entretien de la voie de trafic lent soit optimal. Nous vous souhaitons bonne route et beaucoup de plaisir à arpenter cette voie dédiée au trafic lent et vous adressons nos meilleures salutations.

    1. Jean Strautmann

      Pour quelle raison a-t-il été décidé de rallonger le temps de parcours des cyclistes et plutôt que celui des automobilistes? La nouvelle voie aurait pu permettre de faire passer le trafic motorisé dans un sens et de l’éloigner ainsi de la piste cyclable qui existait avant.
      Il est incompréhensible au vu du peu de place disponible pour construire des routes en suisse de décourager autant l’usage du vélo, qui est de loin le moyen de transport individuel le plus économe en espace dans les infrastructures qu’il nécessite.
      Comme l’a dit Monsieur Kaltenrieder, ce nouvel itinéraire est certes très joli, mais il transforme le trajet entre Bienne et le vallon de st-Imier qui était auparavant facile et pratique, en un itinéraire pénible. L’argument de la sécurité est de plus discutable, car les virages du nouvel itinéraire sont dangereux, et la pénibilité du trajet encourage les cycliste à continuer par l’ancien itinéraire, ou ils ne disposent maintenant plus d’une bande réservé.
      Je suis très énervé par cette situation, et j’espère qu’une solution convenable pour tous les usagers de la route sera trouvée.

  3. Steven Willemin

    Je partage entièrement l’excellent rapport de Monsieur Kaltenrieder Cédric. Je souhaite cependant relever un point qui me perturbe, est-ce que les cyclistes rapide, je parle ici notamment de personnes ayant recours à des cycles à assistance électriques 45Km/h pourront, après les travaux, retourner sur la route direct? C’est à dire le tronçon qui était moins bucolique mais beaucoup plus efficace en terme de rapidité! J’ajoute qu’en plus, les pistes cyclables comme mentionnés ici, sont selon moi, dangereuse dans le sens que ça revient à mettre sur un trottoir, une poussette avec des piétons qui doivent cohabiter avec vélo 45 et vélo de route!!!

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